26.04.2006
Mopti - Et Fakoli fut...
Mopti est en fait la première grande ville du Mali que nous découvrons. C'est une ville très animée et évidemment rythmée par les appels à la prière de sa grande mosquée en terre. On s'aperçoit surtout à Mopti combien le fleuve Niger est important dans l'économie du Mali.
Il nourrit évidemment en poisson et cultures irriguées toutes les populations qui se sont installées sur ses rives, mais constitue surtout une plate-forme de commerce de la région ou le sel venu des mines du nord s'échange contre le sucre et l'huile des côtes du Ghana.
La minute informative largement dépassée, venons-en au fait de notre séjour moptien: en pénétrant dans les rue de la ville, dans les embouteillages de la prière de 12h, nos yeux se posent sur une affiche annonçant... le concert de Tiken Jah Fakoli, oui oui, ce soir à 18h au stadium ! Et c'est donc à... 23h que l'ivoirien Tiken est entré en scène et nous a gratifié de ses plus gros tubes anti France-Afrique et corruption, devant une foule malienne qui parle sa langue et se retrouve apparement pas mal dans ses chansons. Voir un malien danser sur Tiken Jah Fakoli change pas mal la vision peace and love du reggae que l'on peut se faire: ca courrait, sautait, hurlait partout, et certain on passé les 2 heures du concert à tourner dans le stade en agitant le drapeau rouge-jaune-vert.
Etrange spectacle que de voir les policiers / militaires / pompiers / club de taekwendo de Mopti taper violemment sur les jeunes qui tentaient d'approcher d'un peu trop près un type qui chante la non-violence. Respect pour le Dieu Rasta en tout cas qui a mis sur notre route Tiken à Mopti !
A Mopti on sait aussi changer les amortisseurs, ce qui est assez appréciable quand on conduit une 504 bleue portée par 4 suspensions pourris... On a donc changé l'amortisseur avant-gauche (celui changé avant notre départ d'Accra). L'arrière-droit fait toujours de la résistance, mais on va essayer de trouver le nid de poule qui lui conviendra pour s'exprimer comme ses petits frères...
Avant de partir, on a tout de même accepté de se plier à la visite des villages alentours en pirogue. Une balade complètement nulle... mais tellement nulle qu'on a bien rigolé.
13:20 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Commentaires
Jerome, quand est-ce que tu vas te raser ?
Il parait que les Bedoins destestent ca, les mecs pas rases.
Ecrit par : David | 27.04.2006
Bravo aux courageux qui ont osé prendre la route directe par Koro entre Ouaga et le Pays Dogon, j'espere que vous avez pu gouter aux fruits du Baobab. Je vois que la pigo a tenu sur les km de tole ondulée ... continuez !
Ecrit par : Seb | 03.05.2006
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