11.06.2006
Retour au bercail
Et voilà… On a posé le pied sur le sol français après 36h de traversée sur le paquebot Biladi, qui dispose notamment de très confortables toilettes bouchées à l’usage de ses passagers de seconde classe. La douane française n’a visiblement pas reçu de consignes précises pour les véhicules venant du Ghana, on passe donc comme dans du beurre.
Commence alors un long périple sur les routes nationales de France. 1.500 km en passant par Saint-Rambert-en-Bugey, Noidan-les-Vesoul, Domevre-sur-Vezouze et pour finir Beton-Bazoches (pour les non-initiés Séte, Grenoble, Besançon, Strasbourg, Paris et enfin Verrières-le-Buisson)
Quelques temps fort du trajet : la commune de Lapalud à la sortie de Montpellier qui nous a accueillit avec son chaleureux « dehors les bougnouls » habilement inscrit sur une passerelle, Ou encore le passage devant les fromageries Bel de Lons-le-Saunier, qui permirent au grand-père d’Anne-Laure de sortir d’Allemagne pendant la 2nde guerre. Merci la Vache qui Rit. On retiendra également la petite pointe de vitesse à 95 km/h de la 504 en passant à côté de Sochaux, ville où elle naquit il y a 30 ans. Accessoirement, on a aussi bien aimé retrouver nos familles et amis, qui sont un peu quand même à l’origine de ces détours champêtres.
Notre magnifique et courageuse voiture a, quant à elle, terminé sa route à Verrières-le-Buisson. Elle paradera dans les rues de Paris pendant un petit mois. Après, on espère avoir trouvé un marocain volontaire pour nous la racheter une bouchée de pain, et lui faire faire la route inverse. Elle est INFATIGABLE.
Nous aurons au final parcouru 11,610 km dont 540 sur un train, consommé 1,165 litres d’essence et 25 litres d’huile… Le prochain voyage sera plus écologique, promis !
Le titre de ce blog nous oblige à finir par cette photo, qu’il nous a été si agréable de prendre après 3 ans de fufu !
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08.06.2006
Du pays de la fumette à Tanger
Notre plaque d'immatriculation ghanéenne est donc pleine d'à propos lorsque nous entrons dans le Rif, et les vendeurs de kif ("plaisir" en arabe, mais aussi cannabbis)
Le reste ne vaut pas d'être raconté, les photos parlent d'elles-mêmes... Tanger, porte de sortie de l'Afrique est là, sous nos pieds: Sète est devant nous, et les frissons, dans notre dos.
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02.06.2006
D'ouest en est: pieds, voiture et dromadaire
Les 658 téléboutiques de la medina de Marrakech ont beau être un peu trop nombreuses, elles permettent d'organiser en 2 mn chrono un petit treck depuis la sortie des jardins dégoulinants de couleurs d'Yves Saint Laurent (beurk) - ça redonne le moral. Direction Imlil - 1765 m - à 6h du mat. On retrouve Mustpaha, guide, et Mohamed, muletier.
Le temps de confier la 504 au gardien, et yalla pour un petit tour de 2 jours et demi, 34 kil et 4 cols. En vrac, c'était vraiment pas mal, Mustapha était brave mais pas très bavard (et pour cause, une teigne en français), les chaussures de Jérôme étaient trop petites et lui ont détruit le pied gauche (rdv orthopédique à prévoir au retour),
on s'est fait bien bien mal sur les cols 3 et 4 mais le manque d'oxygène n'a pas fait défaut à la vitesse d'Anne-Laure à la bataille corse et l'énorme orage de giboulées a bien fait de commencer 5 minutes après notre retour à Imlil. Autre chose, sachez que la mule et le mulet sont un croisement entre une jument et un âne (et pas le contraire), qu'on leur mène une vie de chien dans l'Atlas et que par dessus tout, on ne leur demande jamais de se reproduire, c'est dingue.
Direction ensuite Ouarzazate, pour y dormir, regarder France-Mexique et changer un roulement. Baba l'hôtelier nous a tout de même fait une belle démo de piratage des satellites. Il peut regarder le Fogiel congolais et zapper ensuite sur un film érotique mongol, choc des cultures... Il n'y a rien d'autre à faire à Ouarza et on part le lendemain pour les gorges de Dades, pour une route très "scenic" (dixit LP). Effectivement c'est pas mal, mais on en a marre de prendre des photos de la 504 dans des beaux paysages, donc on ne s'attarde pas et on décide de s'arrêter à Tineghir.
Premier hotel concluant pour Jérôme mais vraiment trop dégueu pour AL. Génial, Jérôme avait déjà dit "oui" à la réception et doit se fendre d'un "désolé, finalement ma copine trouve pas la salle de bain très très propre" dont il rafolle... Mais le bon point est que l'on découvre ensuite l'hotel de Matthieu, un français coolos, qui a créé un petit chez nous chez lui avec des livres, des photos, des jeux et de la bonne humeur. En plus, p'tit Ben, son pote de Bure-sur-Yvette, est venu pour les vacances avec du fromage, du calvados et du chorizo. On a passé 2 bonnes soirées là-bas, bien mangé, bien bu et bien joué à la pétanque. Lors d'une ballade dans les gorges de Todra avec P'tit Ben et Mathieu, on a même rencontré Rafa, un copain espagnol d'Accra avec son Patrol immatriculé au Ghana et qui fait le même voyage que nous, en plus long. Ca y'est le groupe est formé, et on décide de tous aller à Merzouga pour faire joujou dans les dunes.
Merzouga est une oasis un peu en retrait du Sahara et a été malheureusement innondée 3 jours auparavant: des morts et des maisons détruites.
Reste que l'endroit est surprenant, ilôt de sable orange de 3000 kil carrés. Le package touristique consiste à monter sur un dromadaire, partir dans les dunes, y dormir et revenir le lendemain. Pour l'occasion, Kazu le japonais nous accompagne, ainsi qu'un couple britisho-grec au camescope greffé sur la main, mais très drôles quand même.
Kazu nous a bien fait marrer en nous racontant son voyage d'un mois et 15 pays (si, c'est vrai !) en europe de l'est et afrique du nord, tout en rigolant tout le temps: un vrai japi quoi ! Notre jeu de petits cochons a fait fureur ce soir-là, et ils se sont même entendus dire par Jane la British "don't you dare ! " avant d'être lancés. La matinée a été consacrée à une séance de surf et ski sur les dunes (voyez plutôt), il ne manquait plus que les tire-fesses Poma pour remonter la dune. Nous quittons tout ce beau monde avec regret de retour à l'oasis.
La caravane est maintenant composée d'un Nissan patrol filant sur Valence en Espagne et d'une magnifique 504 qui boit de l'huile comme nous du thé à la menthe...
00:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.05.2006
Agadir-Essaouira-Marrakech, le triangle des bermudas!
LE CHOC! Arrivée au Maroc, le vrai, celui des plages, des villes impériales, des véritables tajines, des babouches... et des touristes en short!
Arrivée à Agadir, ville peu intéressante en elle-même, détruite par un tremblement de terre et reconstruite au milieu du XXième siècle. Mais Agadir présente quelques avantages non-négligeables : une playa avec une mer qui dépasse enfin les 15° et un Mc DO!!!!! Craquage de Jérôme devant le méga Big-Mac!
Essaouira, qu'on nous avait décrite comme une médina charmante aux murs blanchis et aux fenêtres azur... Mais elles sont où les belles batisses? elle est où l'ambiance marocaine? Ce qu'on avait pas prévu, ce sont les hordes de touristes en short!!! Et la ville envahie de magasins de souvenirs, d'artisanat, de resto, de vendeurs de cartes postales!




On s'est donc lancé dans des food-experiences : règle du jeu : interdiction de manger dans des restos avec ne serait-ce qu'un seul touriste et points bonus pour les plats insolites! Jérôme a gagné avec une nuit agitée... et Anelor s'est gavée de cornes de gazelle (ben quoi?? c'est exotique aussi!!).
Et bonne rencontre-surprise : Elodie, copine de Jérôme, qui fait un stage de kite-surf à Essaouira. Comme quoi c'est sympa un coin de France en plein Maroc!Sur la route de Marrakech, une pensée pour le Lonely Planet et ses faux plans : un camping annoncé à 25 km et qui en est en fait à 10. Résultat, on s'est perdu dans la pampa en pleine nuit, avec arrêt-flic qui voulait nous verbaliser pour absence d'éclairage de la plaque d'immatriculation arrière! S'il commence à vérifier tous ces petits détails insignifiants sur notre chère 504, on va y passer la nuit! Cà augure bien du retour en France... La bonne surprise, c'est Papy qu'on a pris en stop, 85 ans à vue de nez, qui parlait français comme toi et moi sans dents, qui s'étonnait qu'on ait pas encore de "gosses", lui ayant "4 gosses et une fille" (sympa pr la fille!), tous à l'école (ils sont chauds les papys au Maroc!) et qui a réussi avec son petit doigt à ouvrir la porte arrière gauche qu'on n'avait pas réussi à ouvrir depuis le début du voyage! Un grand moment!
Marrakech, sa médina, sa place Jemma el Fna, ses presseurs d'orange à 3 DH le verre, les restos démontables qui poussent comme des champignons sur la place dès la nuit tombée, son souq... et ses cars Fram remplis de touristes en short! Mais la ville est grande, les ruelles nombreuses et les palais vastes... Le Maroc nous ouvre ses portes!




Et le deuxième faux plan du Lonely Planet, "un nouveau resto, dans les ruelles de la Médina, pas cher, sympa..." On a débarqué en short et tongs, avec 200 DH en poches (l'équivalent de 20 euros) dans LE resto branchouille de Marrakesh, un superbe Riad à la déco soignée, ambiance feutré, musique lounge, cave fournie... Trop tentant! Jérôme a traversé la médina en sprint pour compléter notre budget et Anelor faisait diversion avec le serveur en se gavant de petits fours et en enchaînant les Martinis!
22:20 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
21.05.2006
Sahara Occi-chiant-al !!


Qu'on se le dise: la traversée du Sahara Occidental n'est pas ce qu'il y a de plus fun à faire en Afrique. 1,500 kils ou presque de désert pas très beau. Juste quelques panneaux rigolos et des drôles de plantes grasses pleines d'eau que nous avons baptisées "schpunz" par manque d'information (si un botaniste peut nous en dire plus...) 

Sur la côte à intervalles réguliers s'y trouvent des villes toutes neuves payées par sa Majesté pour occuper le terrain et contenir les poussées de fièvre des saharawis et du Front Polisario. Le seul truc bien est que le passage de la frontière n'a pas fait perdre la main aux marocains pour faire le thé à la menthe. ouf, on est sauvés...
Première ville étape du Sahara Occidental après la Mauritanie, Dakhla. Rien à signaler. Au diner, AL a pris une tajine au mouton, pruneaux et olives et on lui a servi du boeuf aux légumes. Jérôme avait commandé une brochette de poisson et son "riz du Sahara", il a eu des frites... Apparement il est trop tôt pour manger marocain. Yallah on lève le camp !
Deuxième ville étape: Layoune, capitale du Sahara Occidental. On voulait pousser jusqu'à un camping du désert un peu plus loin, mais la 504 perdait de l'huile. ALors on s'est arrêté au garage Haj Omar pour s'entendre dire que la poulie à la sortie du moteur perdait de l'huile (les techniciens pourront apprécier la photo).
Comme on ne trouve pas la pièce de rechange, il faut la travailler au tour: tout ca nous coûte 24h à Layoune (une éternité dans une ville aussi nouvelle: imaginez-vous passer 24h à Evry !)
et 400 dirhams... On ne reprend donc la route qu'en fin de journée pour dormir au camping de Luc et Martine, belges et champions d'Afrique des Rallyes en 1985. Ils ont monté un campement à 40 kils au nord de Layoune et c'est LA perle du Sahara Occidental. On dort sous une tente murée avec baie vitrée sur le désert, on y mange du fois gras, on se lave dans une salle de bain comme chez papa et maman.


C'est aussi l'occasion de rencontrer de nouvelles coiffures comme la famille au camping-car vert qui a adopté la coupe longs derrières et rasés sur le côté et la nuque: séquence découverte...
On rédémarre au réveil, direction Mirleft, village côtier à la sortie du S.O. Sauf que la 504 commence à boire beaucoup d'huile voire trop (4 litres en 200 kils !!), il faut donc s'arrêter dans une bourgade pour regarder à ça. Résultat des courses: le joint de carter est mort. Génial... 3h après on se lance en direction de Mirleft, atteind à la nuit tombée après notre première petite route de montagne dans le moyen Atlas. Voilà, ca y'est, on a enfin fini la remontée de ce fichu morceau de sable indépendantiste et on peut désormais partir se perdre dans les campagnes marocaine...ou presque: vendredi 10h, Jérôme passe le point mort de la voiture laisse filer doucement la voiture - mais pas assez doucement - et butte contre un pot de fleur: le pot était le plus solide, on casse un phare et on perd... UNE DEMIE JOURNEE à recoller le truc (la colle est de très mauvaise qualité dans ce coin du Maghreb). YALLAH VIVE LE MAROC !!
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17.05.2006
ضمضك َمثنعك
16:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.05.2006
Mauritaniens...sur les bords
La Mauritanie, c'est plus d'un million de kil carrés de désert pour 5% de la population française, le plus long train de marchandises du monde et un régime en voie de démocratisation mais c'est aussi Nouakchott, capitale sortie du sable saharien en 1962, lorsque le pays se sépara du Sénégal.


Nouakchott ne présente aucun intérêt si ce n'est que nous y trouvons une atmosphère différente de l'Afrique de l'Ouest, celle d'une république islamique, plus proche de son voisin marocain que du Sénégal.
On est donc restés 2 jours à Nouakchott, le temps de s'apercevoir qu'il n'y avait pas grand chose à y faire hormis checker ses mails dans les nets cafés. On a aussi pris le temps de rencontrer la crème des guides mauritaniens, Chabany, pote de Bernard P. from Accra, qui nous a dressé en une demi-heure un tableau clairvoyant de son pays, le tout accompagné d'un thé qui laisse rêveur. Il nous conseille aussi de ne pas nous aventurer dans l'Adrar (inside Mauritania), car c'est loin, cher et la 504 risquerait de ne pas apprécier. Ok Chabanny, on te fait confiance.
On s'engage donc à 16h sur le goudron tout nouveau Nouakchott - Nouadibhou, 470 kil sans station service, il faut faire des provisions de fuel (on avait oublié, et on a fait demi-tour pour la bonne cause...). La route est magnifique, elle serpante au milieu des dunes.
Mais à la nuit tombée, on a entendu Maelis nous dire: "ne roulez pas de nuit !" et on s'est arrêtés dans le sable pour dormir... dans la voiture. On manquait sérieusement de cash, et le camping à 4 euro nous mettait sérieusement dans le rouge. Nuit magique, éclairée comme sous un halogène par la pleine lune...



Départ à l'aube le lendemain après un désensablement dans les règles avec un mauritanien. Le désert est toujours plus beau dans ces heures-là... et on ne s'y est pas trompés.


Le reste, Nouadibhou, la pompe à eau du moteur changée et le Cap blanc n'ont pas besoin d'être racontés. Ha si, Ali, le boss de l'hotel de Nouadibhou nous a bien arrangé avec son plan cash (le frère de son pote habite Asnières et a un compte au Crédit Lyonnais: un p'tit tour sur internet et le tour est joué...) et son plan garagiste.
On a retrouvé enfin un bon mécano digne du titre de super-mécano, qui travaille avec la froideur et le détachement du type qui s'y connait mais que ça saoule de vous expliquer comment ça marche. (Les photos de paysage, c'est le Cap Blanc... rien à voir avec le garagiste et le changeur de devises).
Ali a aussi la bonne tchatche des arabes: il sait parler anglais... avec les mains.
On aura traversé la Mauritanie sur les bords, mais la chaleur des mauritaniens nous a bien donné envie d'y retourner.


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10.05.2006
Du boubou au cheich
Dernière étape en Afrique noire : St Louis, ville coloniale, ancienne capitale de l'Afrique occidentale française. C'est petit, c'est mimi, c'est coloré, c'est fleuri...
"Entre tradition et modernité" (J.Savelli, St Louis, 2006)... Les meilleurs khebabs depuis notre départ; c'est Jérôme qui est content!


Et notre marabout qui veille toujours sur nous
Il faut désormais boire une dernière bière, rallonger la jupe, coudre des manches à nos débardeurs et ajuster le cheich pour notre nouvelle étape : la Mauritanie!
On a choisi l'itinéraire-bis par le barrage de Diama et la longue... très longue piste jusqu'à Rosso-Mauritanie pour éviter la frontière principale où policiers, militaires, gendarmes, changeurs d'argent, pseudo-guides jouent à qui t'arnarquera le plus! On a seulement croisé un petit rigolo qui, parce qu'il était habillé en treillis, croyait pouvoir vérifier nos passeports... Nada!
Et là, sur la route reliant Rosso à Nouakchott... le désert à nos pieds!...

La 504 comme un poisson dans l'eau; les chameaux lui laissent même la place.

Des dunes au bord de la route, des tentes berbères disséminées dans le paysage, des chameaux, des hommes à la peau claire en boubou bleus, les pancartes en arabe, et les femmes qui ont disparu... Bienvenue en République islamique!
21:50 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Le Figaro, l'esclavage et Robert Hue
L'endroit est chouette.
On y observe une belle vue de Dakar depuis le large.
Les ruelles sont colorées, les fleurs sont fleuries et il y flotte un petit air d'île de la méditerrannée.Par contre c'est évidemment ultra-touristique. A l'arrivée du bateau, un seul malheureux type est chargé de signifier à tous les touristes qu'ils doivent payer la taxe de l'île, mais ça n'est écrit nulle part. Sachant que 90% des touristes sont français et donc raleurs et un brun resquilleurs, cela nous mène rapidement à une sorte de chasse à l'homme sur le quai. D'un côté les touristes tentent d'échapper au pauvre type et donc à la taxe, de l'autre on dirait un plombier qui doit boucher 20 trous avec ses dix doigts...
La ballade sur l'île est sympa mais elle ne constitue pas la principale attraction du lieu. Car en effet, il y a, à Gorée, une curiosité qui dépasse toutes les autres: Robert Hue y est touriste. Proche de cette date du 9 mai, date comémorative de l'esclavage dans le monde, peut-être tenait-il à aller s'y montrer... Toujours est-il que Robert Hue porte une chemise blanche, un pantalon bleu ciel et un chapeau de paille (comme ça vous le reconnaîtrez la prochaine fois que vous irez à Gorée). La vérité est que nous ne pouvons diffuser ici aucune photo de Robert, car nous les avons toutes vendues à Paris-Match.
Après avoir croisé le seul homme politique honnête du pays après que Clearstream ait discrédité tous les autres, il fallait que nous déjeunions quelque part pour reprendre des forces. Petit café agréable au bord de la mer, mais décidemment, il n'est pas possible d'être en voyage incognito au Sénégal. Car en effet, derrière nous est assis le journaliste du Figaro qui était assis à coté de Jérôme au déjeuner de la Ministre de la Coopération à Accra. C'est DINGUE non ?! Voilà... C'est tout ce qu'on retiendra de cette visite du patrimoine de l'UNESCO. Une bière-cacahuètes-lecture au coucher du soleil sur le port de l'île finit cette journée en beauté. Demain, c'est le départ.Nous tenons enfin à remercier les personnes dont nous avons entendu les voix au téléphone: merci.
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08.05.2006
Cool Dakar
Ouf, on s'echappe de ce nid a touristes pour revenir a la vraie vie senegalaise : cap sur Dakar! On doit l'avouer, on n'etait pas tres enthousiastes de decouvrir Dakar, qui patit d'une tres mauvaise reputation : ville etouffante, vendeurs de rue collants, voire harcelants, voleurs et arnaqueurs rodant, flics gourmants... On etait au taquet!
Et la, bonne surprise : Dakar nous a charme! Grosse ville, pleins de quartiers differents, rues animees ("Pompi" - rue Pompidou -, notre rue preferee, aux faux airs de Babel Oued), la mer tout a cote, une biennale de l'art contemporain africain le we de notre passage : nickel!
Tips de Dakar
Ses transports en commun : 4 reseaux :
- les gros bus bleus (sans doute fruits de la cooperation decentralisee : les collectivites territoriales francaises donnent toujours des bus et des camions a ordures?)
- les superbes petits bus bleu-jaunes, decores a outrance, a la limite du kitsch

- les petits bus blancs tout proprets avec les guichetiers assis dans une cage
- les tro-tros blanc pourris (comme a Accra) decores selon le gout du chauffeur avec les stars du R'nB ou du rap local ou avec les photos des marabouts senegalais...

Depuis notre arrive a Dakar, on ne voyait que lui!

Pas tres avenant...
Vendredi, Place de l'Independance, gros rassemblement de ses disciples, tout de blancs vetus.
Samedi, dans le quartier de la Medina, nouveau gros rassemblement des disciples et des hautes personnalites de cette congregation, tous vetus de blanc, chantant et dansant a la gloire d'Allah... ou du marabout?
Dans la religion musulmane, le croyant est en lien direct avec son Dieu, sans intermediaire. Au Senegal, la relation avec Allah passe via les marabouts, qui ont en outre un poids politique tres important (Abdoulaye Wade demande la demission d'un de ses ministres a cause d'un conflit avec un marabout). La democratie senegalaise est tres particuliere...
21:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Saly-Portugal -La Grande Motte, même combat
Après douches, bières et matelas bien mérités à Kayes, une longue étape nous attend pour nous mener jusqu'à Kaolak, porte de la touristique Petite Côte et bien sûr de Dakar.
Avant toute chose il convient de préciser que la voiture se porte COMME UN CHARME. Le moteur a toujours un aussi beau bruit, et les 4 roues ne nous ont pas fait défaut depuis Djenné, il y a une semaine !! Ca nous regonfle pour la remontée de la Mauritanie et du Maroc.
Première étape, la frontière sénégalaise, qui pourrait se révéler fâcheuse si la douane décide de nous mettre des bâtons dans les roues. La loi raconte en effet qu'aucune voiture de plus de 5 ans ne sera autorisée à pénétrer sur le territoire sénégalais.
Ca nous fait bien rigoler quand on voit la tête des épaves qui circulent sur toutes les routes, mais bon... la loi c'est la loi ! Finalement c'est fastoche, il suffit de baisser les yeux devant le douanier (qui est toujours plus fort et plus intelligent que vous, ne jamais l'oublier) et d'attendre que son cinéma cesse, et bingo, on est au Sénégal ! Première visite au poste de police pour se faire tamponner le passeport. Heureusement Abdoulaie Wade, Président en exercice, a fait ses études à Besançon, et le policier est donc très gentil avec Anne-Laure. Il nous tamponne et on repart. Toute la journée, la pijo avale les kilomètres comme Anne-Laure les Kinder Buenos, et figurez-vous qu'on se retrouve à Kaolak en deux coups de cuillère à pot. 552 km d'une traite, rien à dire, la charette tient le cap. Nuit dans un hotel de Kaolak, Anne-Laure dort dedans, Jérôme dehors (séparation uniquement due au différenciel de température). Kaoloak, RAS, une ville salée (à cause des marrés salant) pour gens de passage.
Nous reprenons le volant au réveil, et après un passage éclair chez les flics pour non port de la ceinture (6,000 CFA - EVIDEMMENT la bidasse n'avait pas de reçu), nous débarquons à Saly-Portugal, et là gros gros choc. En vrac: gros hôtels qui louent des quads sur la plage, boîtes de nuit qui organisent des soirées sénégalaises (c'est dire si on est loin du Sénégal), supermarchés à gogo, 3 banques, une maison de la presse qui vend pareil que sur le quai du RER, dur dur !
Mais bon, heureusement il y a Jean-Paul et sa ferme tranquille quelques encablures plus bas. Certes, Jean-Paul s'est bien aligné sur les prix de ses collègues de La Grande Motte, mais le coin est tout mignon.
Le temps de glâner quelques conseils auprès de JP pour visiter le coin et remonter la Mauritanie, et nous voilà repartis pour une ballade plus au sud, du côté des mangroves.
Pas de doute, l'endroit est trop touristique, mais 30km de tôle ondulée nous éloignent assez pour passer la nuit sur la plage, dans un campement [géré par des] villageois et qui tombe en ruine pour mauvaise gestion [des villageois].
C'est un peu triste de sentir la frustration de ces gens à voir les hotels pour blancs, gérés par des blancs réussir à la porte à côté. Cela en est même gênant... Nous goûtons tout de même à notre premier Thieboudien. Après la nuit, c'est la route pour Dakar: dernière étape ouest africaine !
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06.05.2006
LAST MINUTE
Cà y'est, nous voilà arrivés au Sénégal. Pour ceux à qui notre voix suave manque, vous pouvez nous joindre au : 00221.41.25.965. Hasta luego!
14:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.05.2006
SNCF tu me manques
Il nous faut penser à continuer notre chemin vers le Sénégal, mas la route entre Bamako et Kaye, dernière ville-étape avant la frontière, est trop mauvaise. IL faut donc mettre la 504 sur un train de marchandises, prendre place dans la voiture, et attendre que ca se passe.
Samedi matin - 11h. Nous pénétrons dans le bureau Transrail pour remplir les fromalités de départ et placer la voiture sur une plate-forme.
Après 2 heures et demi de sieste dans le bureau sans aucune information sur la suite des évènements, nous décidons d'aller manger le camembert acheté à la superette avant de venir.
14h - A la première bouchée du sandwich, les employés Transrail sont formels: il faut désormais charger la voiture de toute urgence !
C'est donc parti, on monte la voiture sur le wagon, on attache les gentes au wagon à l'aide de fil de fer, on place 4 pierres derrières les roues (nous n'avons pas de frein à main), et vogue la galère !
15h30 - Après avoir règlé la note, nous repartons en ville, assurés que le train ne partira pas avant 18h. Jérôme n'est pas au top de son côté, l'angine couve...
Coca frais, achat de lunettes et remplissage de la glacière.
19h - De retour au dépôt, la voiture est toujours toute seule sur son wagon, rien devant, rien derrière... Pas d'panique, pas d'panique, on est habitués.
. On lit, on se prend en photo, on écoute la finale de la Coupe de France sur RFI... et puis on s'endort à la fin !
Dimanche - 3h du matin - Après des rugissements de locomotive, des manoeuvres avant-arrière à n'en plus finir, nous partons ENFIN pour Kayes.
Dimanche - 7h30 du matin - Réveil à Kati... 15km de Bamako. Whou quel pas de géant ! Plus que 485 km !
Bon... on ne va pas vous faire tout le voyage comme ca étant donné qu'il fut très très long. Il nous aura tout de même permis d'avancer pas mal dans nos lectures respectives, de faire des expériences photographiques et de dépasser les limites de la saleté (un retour aux sources assez agréable d'ailleurs).

En voici l'épilogue:
Lundi - Midi - Nous arrivons à Kayes, après 31 heures de trajet. Un rapide calcul vous apprendra que notre train à observé une moyenne de 16.5 km/H durant le trajet. Comme nous avait prévenu Alexis, lui-aussi passé par là: "C'est une expérience...". Indeed. A NOUS LE SENEGAL !
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30.04.2006
BKO
Depuis l'arrivée au Burkina, la route est très monotone : paysage plat et sec, brousse, quelques arbres qui résistent, quelques maisons éparses, des ânes et des carrioles... C'est marrant au début, on se sent vraiment en Afrique (bien qu'il manque quelques girafes ou éléphants pour compléter le tableau stéréotypé). Mais après 1000 km, çà saoûle!
L'arrivée à Bamako a comblé nos attentes : des petites collines, du vert (on avait oublié l'existence même de la chlorophylle!), des amats de pierre (d'où viennent-ils?). Mais rapidement, le béton, les échangeurs, les panneaux publicitaires géants nous rappelle qu'on arrive dans une capitale. L'arrivée à Bamako est assez impressionante. On se croirait limite dans une ville du sud de la France, genre Marseille.


Finalement, Bko est vraiment une ville africaine : c'est le bordel, des motos et des taxis partout, des vendeurs ambulants, les vendeurs ambulants, les klaxons, les charettes... et LE FLIC qui nous arrête direct ("hmmm, des toubabous...") pour "faute grave", "conduite dangereuse" : on a tournée dans une rue à gauche sans se déporter suffisamment sur la gauche de la voie... On attendait impatiemment de voir l'intitulé du procès-verbal qu'il allait pouvoir nous dresser! "Ah, mais on fait pas de reçu, ici" -"pas grave, on va au poste de police où ils en font" -"oh, mais c'est loin d'ici" -"Cà nous fera découvrir la ville". On était zen, dans notre droit et, très important dans toute négociation en Afrique, on avait notre temps! De guerre lasse, il nous a laissé partir!
Refusés par toutes les missions catholiques de la ville (le concubinage, çà ne passe pas!), on a suivi les traces de notre illustre mentor Alexis (theghanatouch.blogspirit.com) et on a dormi à l'auberge Jatiguiya, la plus chaleureuse de Bamako.
D'autres toubabous y habitaient aussi. Tout au long de notre voyage, les rencontres avec les autres jeunes blancs en terre africaine sont similaires : la tension est palpable, leur regard mauvais... Ici comme avant, pas de salutations de leur part (alors que tout le monde se salue au Mali!!). Ils se croient les seuls à tenter cette "aventure" et s'offusquent de rencontrer d'autres blancs dans des hôtels conseillés par le Routard! Et ils motivent leur séjour en Afrique par la découverte de populations accueillantes et ouvertes, par l'attrait d'une vie en communauté, l'ouverture aux autres... Heureusement, notre séjour à Bamako nous a offert d'autres rencontres : Marie-Paule (prof retraitée qui creuse des puis dans les camps touaregs), Tidiane, Alahidi, et les autres...
Bamako, c'est...
- un centre grouillant de vie, parfois étouffant, entourée de petites collines de verdures où l'on retrouve le calme et la fraîcheur et où l'on apprécie un point de vue imprenable sur la ville
- une ville moderne, avec ses salles de cinés dignes de nos salles françaises, avec son musée du Mali esthétique et pédagogique, avec ses boulangeries (hmm, le pain au chocolat à la française), avec ses lieux de concerts, ses hôtels de luxe, son Assemblée nationale accueillante (on a même pu assister à une session parlementaire, avec ses touaregs en cheich dans l'assemblée!)

- une ville où il pleut!!! Il a fait si chaud pendant la saison sèche que la pluie est arrivée plus tôt.
Les passages dans les capitales sont aussi l'occasion de se poser, de réfléchir à la suite du périple, de faire sa lessive, de changer de l'argent, de manger diversifié... Très utile, mais on a vite envie de repartir! On a prévu de prendre le train samedi soir (ou dimanche matin... ou dimanche soir... on ne sait jamais quand le train partira!) pour Kayes et ensuite le Sénégal.
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28.04.2006
Djenné - Histoire et odeurs
Ajourd'hui il pleut. C'est d'abord assez surprenant par cette saison au Mali, mais ça a aussi son importance pour le reste de notre séjour à Djenné.
Si toi - lecteur - tu as tout bien suivi le blog, tu te souviendras que Didier, un copain d'Hélène à Ouaga, nous avait filé quelques plans pour profiter de la route qui nous mènerait à Bamako. A Djenné, Didier nous avait donc dit de contacter "le Boss", un pote de "l'Ivoirien" et de "l'Historien", tous les 3 guides de la Cité historique. Mais avant de pénétrer dans la ville, il faut traverser un petit bras du Niger, normalement en bac, mais aujourd'hui, il n'y a pas assez d'eau. Rien n'arrête la 504: nous traversons le fleuve SANS ENCOMBRES !
De l'autre côté nous attend le Boss qui tout de suite nous propose de passer la nuit chez lui. Le Lonely Planet nous avait prévenu: Djenné est chargée d'Histoire - c'est un ancien port du Mali très important avant l'arrivée des français - mais aussi chargée d'odeurs pas très classes. Il n'y a pas de système d'écoulement des eaux sales à Djenné, et 16,000 personnes y vivent dans un espace très restreint. Le cocktail est donc détonnant et l'équation facile: A Djenné, ça schlingue les jours de pluie.
On commence alors rapidement la visite avec le Boss, direction la fameuse Mosquée.
Et tout de suite, ca devient rock'n'Roll: si nos yeux n'arrivent pas à différencier la boue de la merde, notre nez ne s'y trompe pas: c'est de la merde ! ha oui, un autre détail: malheureusement, l'histoire architecturale de la région a voulu que les constructions soient faites de terre humidifiée, mélangée... à du "caca de boeuf" comme précise si joliment le Boss. Comme il faut rénover les habitations tous les ans, pendant la saison sèche (maintenant), la fiante de vache est donc précisement en train de fermenter dans les rues de Djenné. De toute façon on n'est plus à ça près.
Abstraction faite de cela - et on vous jure que c'est pas facile - la ville est très belle. Elle mêle plusieurs styles architecturaux (malheureusement la matière travaillée reste la même) et le boss nous fait un bon topo.
On arrive ensuite la Mosquée, la plus grande construite en terre. Vue d'une terrase avoisinante le jour du marché, l'endroit est déborde de vie et de couleurs. Pas de doute, on est en Afrique.


Nous passons la soirée dans la cours du Boss, avec sa femme, ses enfants et la famille élargie.
Nous mangeons des spaghettis-poulet devant un très très bon film américain mêlant Capoiera et guerre de gangs à Miami... Nous partons ensuite nous coucher sur la terrasse de la maison (faite donc - si vous suivez bien - de "caca de boeuf"). La couche est avantageusement située à quelques mètres des toilettes de la famille, comme pour ne pas nous dépayser. La nuit est bonne mais courte, car nous sommes réveillés par les nombreuses mouches qui viennent s'aérer auprès de nous après leur petit-dèj.
Suite de la visite mardi matin, avec le tombeau d'une jeune fille de 10 ans enterrée vivante pour sauver Djenné du mauvais sort. Effectivement, nous le constatons, Djenné respire aujourd'hui la santé. Sur le chemin, nous rencontrons de nombreux bambins scolarisés dans les écoles coraniques de la ville.
L'enseignement semble très complet et propice à l'éveil, puisqu'il comporte différentes matières parmi lesquelles la lecture du Coran, l'écriture du Coran et l'apprentissage du Coran.
Fin de la visite. De retour chez le boss, nous disons au revoir à la petite famille.
. Puis c'est le départ: re-traversée du fleuve Niger en voiture, re-innondage des sols... Nous reprenons la route: Bamako n'est plus très loin !
13:35 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.04.2006
Mopti - Et Fakoli fut...
Mopti est en fait la première grande ville du Mali que nous découvrons. C'est une ville très animée et évidemment rythmée par les appels à la prière de sa grande mosquée en terre. On s'aperçoit surtout à Mopti combien le fleuve Niger est important dans l'économie du Mali.
Il nourrit évidemment en poisson et cultures irriguées toutes les populations qui se sont installées sur ses rives, mais constitue surtout une plate-forme de commerce de la région ou le sel venu des mines du nord s'échange contre le sucre et l'huile des côtes du Ghana.
La minute informative largement dépassée, venons-en au fait de notre séjour moptien: en pénétrant dans les rue de la ville, dans les embouteillages de la prière de 12h, nos yeux se posent sur une affiche annonçant... le concert de Tiken Jah Fakoli, oui oui, ce soir à 18h au stadium ! Et c'est donc à... 23h que l'ivoirien Tiken est entré en scène et nous a gratifié de ses plus gros tubes anti France-Afrique et corruption, devant une foule malienne qui parle sa langue et se retrouve apparement pas mal dans ses chansons. Voir un malien danser sur Tiken Jah Fakoli change pas mal la vision peace and love du reggae que l'on peut se faire: ca courrait, sautait, hurlait partout, et certain on passé les 2 heures du concert à tourner dans le stade en agitant le drapeau rouge-jaune-vert.
Etrange spectacle que de voir les policiers / militaires / pompiers / club de taekwendo de Mopti taper violemment sur les jeunes qui tentaient d'approcher d'un peu trop près un type qui chante la non-violence. Respect pour le Dieu Rasta en tout cas qui a mis sur notre route Tiken à Mopti !
A Mopti on sait aussi changer les amortisseurs, ce qui est assez appréciable quand on conduit une 504 bleue portée par 4 suspensions pourris... On a donc changé l'amortisseur avant-gauche (celui changé avant notre départ d'Accra). L'arrière-droit fait toujours de la résistance, mais on va essayer de trouver le nid de poule qui lui conviendra pour s'exprimer comme ses petits frères...
Avant de partir, on a tout de même accepté de se plier à la visite des villages alentours en pirogue. Une balade complètement nulle... mais tellement nulle qu'on a bien rigolé.
13:20 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.04.2006
Le Pays Dogon
Bonjour le Mali! De "nassara", on devient "toubabou" mais les bics sont toujours très prisés = l'effet dévastateur des blancs à l'âme charitable, mais à la conception du développement limitée au court-terme.
Place au grand, au merveilleux, au mythique, au célèbre PAYS DOGON!! Déjà, il faut préciser que si la 504 n'est pas fan des nids de poule (v. notes précédentes), elle mérite vraiment son titre de reine du désert! Des km dans le sable au pied des falaises, elle a enchaîné! On a choisi le parcours alternatif, l'attaque de la falaise par le versant sud-ouest, là où l'on dort sur les terrasses, où l'on boit le coca chaud et on l'on croise plus d'ânes que de toubabous. 
Si le pays Dogon est surtout connu pour ses maisons creusées dans la roche, c'est aussi une vaste plaine aride, un plateau aride, en plus de la falaise aride. Bref, il fait chaud, il fait sec mais c'est fascinant!

Visite des villages aux portes typiques, trek dans la falaise avec vue imprenable sur la vallée et les villages (organisés selon les croyances -animistes, musulmane et chrétienne- ou selon les métiers), nuit sur le plateau où l'on a l'impression de toucher le ciel...
Retour par Bandiagara, la ville d'où partent la majorité des touristes (hôtel occidental, piscine). On a profité de ce luxe avant de reprendre la route direction Mopti.
12:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.04.2006
Ouaga-chaleur
Arrivée à Ouaga jeudi soir pour le week end pascal. Pas d'oeufs en chocolat ici, mais de la bouillie en chocolat!!! 40° à l'ombre dès 10h du mat! Jérôme en a même fait du nudisme somnambulant en pleine nuit dans le jardin d'Hélène-et-les-bons-plans, vivement réprimandé par les voisins au petit matin! Que faisaient les voisins la tête dans les buissons à 3h du mat...? Ouaga vit la nuit, c'est clair !
Mais entre 12h et 15h, pas moyen de sortir dehors, sieste obligatoire et recommandée par les médecins. Nous, petits nassaras innocents, inconscients et surtout ignorants, on a passé la première journée à se balader dans la ville sous le cagnard, notre quête de Lafi (l'eau du BF) rythmant notre marche laborieuse. On s'est écroulés à la cathédrale, espérant retrouver une fraicheur céleste. Que neni! Dieu est noir, c'est sûr, vu la torpeur de sa maison!
La Pijot chez le médecin pour un check-up bien mérité, c'est la moto d'Hélène-bons-plans qui nous a guidés dans les rues de la capitale du Faso. Ouaga, c'est sympa, mais c'est un peu une petite France, la CGT en moins. On y parle français, on croise beaucoup de Français et on construit l'Ambassade de France à 50 mètres du palais de la Présidence, pour que le chef Blaise - encore un despote pas très clair - se sente moins seul les jours de tempête. C'est donc marrant, mais pas très exotique comme endroit...
Reste qu'en trois jours, nous avons assisté à plus d'évènements culturels qu'en 3 ans... au Ghana. Un spectacle de danse et 2 films (américains - ne rêvons pas). Jazz à Ouaga nous tendait aussi les bras, mais l'appel des falaises du pays Dogon est trop fort.
Avant de partir pour le Mali, nous souhaitons remercier les sponsors de notre séjour à Ouaga: Lafi, l'eau des routards, les garages Georges pour leur absence de malhonnêteté, les voyages Didier pour la précision des bons-plans maliens et bien évidemment les séjours Hélène pour leur confort et la chaleur de leur accueil.
Nous prenons la route pour Ouahigouya ce soir, pour passer la frontière malienne demain. Ca tombe bien, le pied droit de l'accélèrateur nous démangeait.
17:35 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
13.04.2006
Les tambermas en rêve
Bon, Lorenzo-la-crasse et Antoine-la-chkoumoune loins de Kpalimé, plus rien ne peut désormais nous arriver. L'après-midi de lundi est consacrée à une petite virée d'une centaine de kils au Monastère de Dzobegan, histoire de pouvoir se rassurer sur l'état de l'engin. C'est aussi l'occasion de provoquer la panne d'essence (celle-là était V-O-L-O-N-T-A-I-R-E) pour évaluer l'autonomie du réservoir. Résultat des courses: 450 km, pas mal...
Bel endroit cela dit que le Monastère de Dzobegan, baignant dans la quiétude des montagnes du Togo. Le temps de contempler les moines en train de contempler, d'acheter du poivre, des biscuits etouffe chrétiens et du sirop de menthe, et nous voilà repartis pour Kpalimé.

Mardi matin, l'envie de bouffer de l'asphalte ne nous manque pas, pour montrer à nos faux amis d'Accra de quel bois on se chauffe. Adeta, Atakpme, Kara (fief de notre cher et tendre Gnassingbe Eyadema), ces 3 megapoles togolaises n'ont senti qu'un léger souffle au passage de notre bolide. La route d'arrivée sur Kandé est magnifique au couché du soleil, mais à trop regarder les paysages scéniques (Lonely Planet affectionne beaucoup le terme) et accidentés de la faille, les nids de poule nous ont pris à revers.
L'amortisseur avant-droit semble bien amoché.
Après une nuit passée dans une chambre conforme aux normes de propreté de Jérôme mais carrément en dessous de tout pour Anelor, les 100 premiers mètres de la piste menant aux Tambermas (ces habitations curieuses classées dans les highlights du Lonely Planet) font hurler l'amortisseur de douleur: il nous faut entrer en contact avec super-mecano 2.

Super-mécano 2 se trouve derrière la station Total. Il diagnostique le mal et - en manque de pièces détachées - propose une solution prisée dans la région, le rafistolage à 2 balles. J'ouvre l'amo, je remets de l'huile, je referme l'amo, avec en spéciale une méga-technique pour fixer le resort de suspension en risquant à tout moment de se le faire sauter à la gueule... Adieu les Tambermas: nous reprenons la route, mais l'arrêt sur l'air d'autoroute de Dapaong, dernière étape avant le Burkina, l'expertise mécanique pointue de Jérôme révèle que l'amo à vomi toute son huile... Il nous faut nous arrêter là cet après-midi pour soigner le blessé plus sérieusement. Super-mécano (numéro 3) surgit alors. Il nous démonte et remonte l'amo en 1h, avec nouvelle huile et pièce détachée neuve s'il vous plaît. Super-mécano 2 peut aller se rhabiller.
Aujourd'hui n'a été qu'une formalité. 320 km de route à travers la savane nord-togolaise puis burkinabaise. Nous sommes a Ouaga pour quelques jours, heureux d'être partis pour de bon. Ca ne sent pas encore le camembert, mais au moins ca ne sent plus le fufu. La voiture va avoir le droit à un petit check-up du côté de la couroie de transmission et... des amortisseurs. Dernière chose, et ça n'est que le début: il fait CHAUD.
20:10 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Le Togo ne nous veut pas
Départ vendredi matin très tard... disons 14h, escortés du gang du 4*4 canari et du couteau suisse, comme si on avait besoin de chaperons... Soirée à Wli, dans un des plus beaux sites du Ghana (cascade, hôtel sympa, teutons soixante-huitards).
Départ le lendemain tôt (10h...) pour le TOGO!!! Le voyage commençait! Euh, en fait non.... on a réussi à trouver le SEUL poste frontière qui ne délivre pas de VISA et les SEULS fonctionnaires africains incorruptibles!
Qu'à cela ne tienne, on repart vers le poste de Nyive, à 2h de là. Euh, mais qu'est-ce qu'elle fait notre roue arrière gauche??? On n'y connait rien en mécanique, mais normalement, çà doit pas vibrer comme çà... Ahhhhhhhhhhhh!!!!! Stop en catastrophe sur le bas-côté. Là, les garçons ont donné un spectacle plein de virilité sur la raison du problème, le pourquoi du comment, çà a parlé cardan, disque de frein, hub bearing, amortisseur, suspension... BON, MAIS ON FAIT QUOI MAINTENANT???? 
On repart à 2 à l'heure à Ho, toujours escortés d'un basque et d'un suisse aussi goguenards l'un que l'autre... Achat d'un nouvel amortisseur, montage de l'amortisseur et c'est reparti!!! Soirée finalement ghanéenne à Ho dans un grand hôtel désert avec une grande piscine rien que pour nous, le pied! Merci qui?
Dimanche matin, on se retente la frontière avec le Togo. Euh, mais qu'est-ce qu'elle fait notre roue arrière gauche??? On n'y connait rien en mécanique, mais normalement, çà doit pas vibrer comme çà... Ahhhhhhhhhhhh!!!!! Stop en catastrophe sur le bas-côté. (non, non, je ne radote pas!). Et là, l'idée de génie d'Antoine : c'est peut-être la roue qui est voilée et qui a tordu la suspension (je simplifie pour les novices). Bien vu, Callaghan! Allez, un changement de roue, et on repart!
La 504 roule, passage de frontière réussi, on est en bonne voie. 
Après-midi à Kpalimé, bourgade togolaise charmante située dans les montagnes, dans l'hôtel tenu par Miss Togo 1996! Piscine, ballade en 4*4 canari climatisé, on est bien...
Mais l'aventure n'est pas encore là. Adieux déchirants avec nos escort-boys Antoine et Lorenzo qui retournent manger du pain mou, boire du nesquick à l'eau et avaler du Fufu à Accra. Il y a une justice! A nous s'ouvre les portes de la gastronomie d'Afrique francophone : du lapin à la moutarde, des tartines de baguettes au ptit-déj, du pastis à l'apéro!!!

19:30 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
06.04.2006
fufu / 30° à l’ombre / taux d’humidité: 90%
Le Camembert n’est plus très loin… Seuls 10,000 km nous en séparent. La pijo n’a pas encore très fière allure, mais nous allons la chercher ce soir. Elle arborera de toutes nouvelles ceintures de sécurité… d’occasion, un tout nouveau réservoir de radiateur, des sièges huilés, et des pneus avant Khumo bien sûr, pour pouvoir rouler à la mine ou en ville, sur la route ou sur la piste, même quand il pleut.
Bon, le reste ne concerne pas notre quête du Saint fromage mais la fin de notre vie au Ghana. Des nouvelles fraîches en fin de semaine, lorsque la clé du contact aura définitivement été tournée.























